Apprendre à être autonome

Autonomie : survivaliste
Etre autonome

De nos jours, être autonome revient à trouver un travail afin de pouvoir acheter de la nourriture auprès des supermarchés, payer les frais en électricité et en eau et s'offrir quelques extras chaque mois. Un point commun à ces choses est que les biens que nous achetons (nourriture, outils, ressources, etc.) proviennent initialement de quelqu’un d’autre et par conséquent, on devient rapidement dépendant de cette aide extérieure pour vivre. Partons d’une optique où cette aide venait à être soudainement coupée, il va alors falloir se débrouiller tout seul. Ne vous inquiétez pas, nous vous accompagnons lors de vos premiers pas vers l’indépendance et l'autonomie.

Être autonome en nourriture

Peu importe la situation, un survivaliste digne de ce nom parvient toujours à bien se nourrir. Pour cela, il commence par produire de la nourriture lui-même :

L’autonomie alimentaire via la culture de comestibles

Rappelons-le, une autosuffisance alimentaire signifie pouvoir subvenir soi-même à ses besoins quotidiens en nourriture de bonne qualité, et ce sur une longue durée.

À ce sujet, nombreux sont les moyens pour parvenir à l'autonomie alimentaire :

  • L’agriculture est une issue fiable pour avoir des provisions régulières en légumes et fruits. Le savoir-faire ou encore la surface de terre cultivable vous manquent ? Nous vous conseillons de faire du micro jardinage. Economique en espace, il s’agit d’un potager hors-sol qui, à l’aide d’un mélange de riz, d’arachides, de latérite et d’un simple contenant, vous permet de cultiver une variété raisonnable de légumes et de fruits. Si votre espace extérieur est suffisamment vaste, tournez-vous davantage vers la permaculture ;
  • Vous pouvez tout à fait élever des poules qui, au moyen des œufs pondus et de leur chair, vous procurent fréquemment une bonne dose de protéines et de vitamine D ;
  • La chasse peut être une solution si vous vivez à proximité de zones naturelles et riches en gibier ;
  • Si des cours d'eau sont disponibles, la pratique de la pêche est aussi recommandée.

En matière d'autonomie alimentaire, il est évident que rien ne vaut l'agriculture pour se nourrir. Mais comme apprendre à cultiver ne se fait pas du jour au lendemain, mieux vaut préparer son potager bien avant la crise...

Prévoir une ration de survie

Stocker de la nourriture, c’est en économiser et en prévoir pour des cas d’urgence :

En conservant vous-même vos aliments, vous avez l’avantage de choisir ce que vous voulez manger.  Il est important de savoir comment et où stocker de la nourriture :

  • Assurez-vous de bien entreposer vos aliments dans des bocaux bien nettoyés pour éviter toute saleté sur vos futurs repas ;
  • Un papier posé sur chaque bocal vous informe sur le contenu et la date de conservation de ce dernier;
  • Posez vos conserves maison dans des endroits bien au sec, à l’abri de la lumière pour garder la fraicheur des produits s’y trouvant.

Naturellement, stocker de la nourriture est bien moins efficace que d'en produire pour atteindre l'autonomie alimentaire, car vos rations finiront forcément par s'étioler.

A savoir : si vous achetez de la nourriture en conserve, pensez à prendre du lait en poudre, des viandes en conserve ou des soupes car ceux-ci permettent de répondre à au moins 10 jours de besoins en nourriture.

Être autonome en eau

Qu’il s’agisse d’entretenir vos besoins d’hygiène, de boire, de cuisiner ou d’arroser régulièrement votre micro-jardin, il vous faut avoir constamment de l’eau à disposition :

Récupérer de l’eau de pluie

Si l’eau de pluie n’est pas assez potable pour être bue, elle reste tout de même très utile et économique lorsqu’elle est destinée à la lessive, à l'hygiène ou à arroser les plantes du jardin.

Pour en récupérer, il existe généralement le récupérateur de pluie qui est un réservoir permettant de contenir une quantité conséquente d’eaux pluviales. Pour ce faire, un paramètre clé est de placer le réservoir de telle sorte à ce que celui-ci soit en connexion directe avec les gouttières, qui se chargeront de canaliser l’eau de pluie sur le toit de la maison.

Pour avoir de l’eau plus saine, optez pour des gouttières en zinc et placez votre réservoir loin des arbres afin d’éliminer tout risque d’avoir des plantes dans vos eaux stockées.

De l’eau stockée dans plusieurs contenants

Suivant ses besoins spécifiques en eau et le lieu où il se trouve, un survivaliste a besoin d’adapter son récipient en conséquence :

  • Les plus faciles à transporter sont les packs d’eau avec une date de péremption allant jusqu’à 2 ans, vous permettant de survivre à des situations ayant une longue durée;
  • Viennent après les jerricans, des futs avec une bonne capacité de stockage et qui restent relativement transportables grâce à la mise en place de poignées parallèles ;
  • Les bidons, souvent capables de contenir 1 à 19L d’eau, sont quasiment immobiles et réservés pour des tâches non domestiques.

Comme pour la nourriture, stocker de l'eau n'est pas suffisant (même si c'est indispensable). Investir dans des moyens de production d'eau potable (comme un filtre à eau Berkey) parait dès lors essentiel.

Être indépendant énergétiquement

Avoir de l’indépendance signifie aussi être autonome par rapport à l’électricité. Voyons comment on pourrait concevoir notre propre électricité.

Produire soi-même son électricité

La clé pour pouvoir concevoir de l’électricité est d’en trouver un générateur. Les possibilités sont alors nombreuses...

Nous pouvons nous baser sur des systèmes standards issus d’énergies renouvelables :

  • Utiliser des éoliennes, des machines munies d’hélices qui transforment la force du vent en électricité, est très courant et permet d’assurer le maintien de l'électricité pendant toute la journée (mais il faut pour cela un terrain vaste, exposé au vent et bien dégagé) ;
  • Choisir des panneaux solaires en changeant la lumière envoyée par le soleil en électricité est aussi envisageable car ils sont plus économiques mais restent fiables en termes de production journalière.

Mais il existe d’autres alternatives, comme le vélo générateur d’électricité qui, en pédalant juste une heure, parvient à générer du courant pendant au moins 24h. Un bon compromis entre le sport et l’écologie. 

Maintenant que c’est vous qui êtes à la charge de votre propre électricité, pensez à mieux l’économiser.

Economiser sa consommation en électricité

Voici nos conseils sur les habitudes que vous devez avoir pour réduire votre usage en électricité :

  • Dès l’instant où vous n’utilisez plus un appareil donné, n’oubliez pas de l’éteindre voire le débrancher du secteur ;
  • Revoyez la consommation actuelle de vos appareils électroménagers et remplacez-les si possible par d’autres qui sont moins gourmandes en électricité ;
  • Vu d’un certain angle, être autonome en électricité peut aussi correspondre à vivre sans électricité, en utilisant le gaz par exemple.

Le meilleur moyen de limiter sa dépendance en enérgie (gaz, électricité...) reste finalement de limiter ses besoins quotidiens. Privilégier des outils et appareils manuels et sans source d'énergie nécessaire est déjà un beau pas vers l'autonomie.

Astuce : en journée, n’hésitez pas à bien ouvrir vos rideaux et fenêtres pour éclairer au maximum votre maison avec de la lumière naturelle.

En quelques minutes de lecture, vous avez réussi à comprendre comment être autonome en termes d’eau, en électricité et en nourriture. Naturellement, il ne s'agit que d'un premier pas, et l'autonomie complète nécessite souvent des mois de préparation, d'où l'importance de chercher à devenir autonome dès maintenant !

Au sujet de la nourriture si vous souhaitez en savoir plus sur la façon de mieux gérer une ration de survie, cliquez ici.

Partagez cet article: